Neuropathie périphérique induite par chimiothérapie
Neuropathie périphérique induite par la chimiothérapie
Deux essais randomisés d'une même équipe montrent une réduction des douleurs, engourdissements et troubles de l'équilibre, avec des bénéfices qui se maintiennent alors que ceux du feedback placebo s'estompent. Le second essai est maintenant publié en entier.
Mise à jour :
Ce que montre la recherche
Neurofeedback EEG — entraînement standard en amplitude
Neurofeedback EEG guidé par qEEG (régulation du bêta sur des régions corticales ciblées)
Âges
Adulte (18 ans et plus)
Techniques
Guidé par qEEG (dont z-score), Entraînement bêta
AAPB3Probablement efficaceNeuroLogic3Probablement efficaceidentique par rapport à l'AAPB
Niveau 3 maintenu. Deux essais randomisés, tous deux issus d'une même équipe et d'un même centre, soutiennent le neurofeedback dans la NPIC installée. Prinsloo 2017 a randomisé 62 survivants entre 20 séances et une liste d'attente : amélioration supérieure sur l'item de douleur maximale du Brief Pain Inventory (variation moyenne −2,43, IC 95 % −3,58 à −1,28, contre 0,09 ; taille d'effet 0,83), avec engourdissement, sévérité et interférence des symptômes, fonctionnement physique et fatigue encore meilleurs à 4 mois (Prinsloo 2018). L'essai en double insu contre placebo est désormais publié in extenso : Prinsloo 2024, trois bras, 91 survivantes du cancer du sein, 20 séances — les bras neurofeedback et feedback placebo réduisent tous deux le Pain Quality Assessment Scale face à la liste d'attente (taille d'effet 1,07 et 0,9), mais seul le groupe neurofeedback continue de s'améliorer à 1 mois et lui seul voit les changements cérébraux ciblés prédire les symptômes ultérieurs. Le niveau 4 exige le résultat dans au moins deux équipes indépendantes : tous les essais viennent à ce jour de la même équipe.
En bref
Lecture clinique
Niveau NeuroLogic 3, identique à l'AAPB. Prinsloo 2017/2018 (n = 62, 20 séances contre liste d'attente, effet 0,83 sur la douleur maximale, maintenu à 4 mois) et Prinsloo 2024 (n = 91, trois bras en double insu : neurofeedback 1,07 et feedback placebo 0,9 contre liste d'attente, seul le neurofeedback poursuivant son amélioration à 1 mois). Pas de niveau 4 tant que la réplication reste interne à l'équipe d'origine.
Protocoles
Neurofeedback EEG guidé par les cibles corticales associées aux symptômes (régulation du bêta, aires de Brodmann 3, 6 et 7), 20 séances.
Limites
Résultats issus d'un seul groupe de recherche ; réplication indépendante nécessaire avant un niveau supérieur. Le feedback placebo produit une amélioration de même ordre en fin d'intervention — la différence tient à la persistance et au lien avec les changements cérébraux ciblés. Aucun essai de prévention. Aucun essai de biofeedback (EMG, thermique, VFC) dans la NPIC : la ligne biofeedback n'existe pas. Population adulte uniquement.
Base d'études
Deux ECR contre liste d'attente et placebo, mesures objectives, effet maintenu dans le temps ; base 2022-2026 : 6 publications indexées dans l'archive, dont la publication complète du second essai et des travaux voisins sur la douleur neuropathique périphérique.
La perspective de Brendan
Niveau 3, comme l'AAPB, et pour la raison sur laquelle ce champ trébuche sans arrêt : deux essais randomisés sérieux, une seule équipe. Prinsloo 2017 et Prinsloo 2024, c'est du travail soigné — vingt séances menées par un clinicien, des cibles corticales explicites, un suivi réel — et je les préfère à dix séries non contrôlées. Mais quand une littérature reste, des années plus tard, l'œuvre du même groupe dans le même centre, ce n'est pas un vide en attente d'être comblé : c'est un résultat en soi. Que le feedback placebo égale presque le vrai en fin d'intervention ne me trouble pas ; le sham est un comparateur partiellement actif, et le contraste informatif est la divergence à un mois. Je ne vois pas souvent de neuropathie induite par la chimiothérapie. Si j'en voyais, je partirais du qEEG plutôt que des coordonnées de Prinsloo, avec du biofeedback de variabilité cardiaque en appui. Personne n'a montré de prévention, ni que cela tienne dans d'autres mains.
Prinsloo et al. (2017) Randomized controlled trial of neurofeedback on chemotherapy-induced peripheral neuropathy doi:10.1002/cncr.30649
Prinsloo et al. (2018) The long-term impact of neurofeedback on symptom burden and interference in patients with chronic chemotherapy-induced neuropathy: Analysis of a randomized controlled trial doi:10.1016/j.jpainsymman.2018.01.010
Prinsloo et al. (2024) Brain-computer interface relieves chronic chemotherapy-induced peripheral neuropathy: A randomized, double-blind, placebo-controlled trial doi:10.1002/cncr.35027
Wang et al. (2022) Evaluating the safety, feasibility, and efficacy of non-invasive neuromodulation techniques in chemotherapy-induced peripheral neuropathy: A systematic review doi:10.1016/j.ejon.2022.102124